L'édition 2020 des Rencontres de Giel a été annulée à cause de la crise sanitaire. Vous trouverez ci-dessous les intervenants qui auraient du témoigner lors de ces Rencontres

Veillée du vendredi soir

Jubilate Pop Louange

Sous l’impulsion d’un prêtre les membres de la famille décident de créer ce groupe Jubilate Pop Louange !

Concert, animation de messe, prière pour témoigner et soutenir la parole de Dieu par la musique ils traversent la France.

Avec eux la louange se décline au fil des évènements en musiques aux tonalités pop sur des chants connus, revisités pour la circonstances.

Intervenants du samedi matin

Isabelle Pélissié du Rausas

Isabelle est l’une des fondatrices de la Mission Isidore et des WEMPS (Week-Ends Mission Prière Service), deux initiatives d’évangélisation dans le monde rural. Elle est aujourd’hui jeune entrepreneur, et co-auteur du témoignage « Mission Isidore, deux jeunes missionnaires en milieu rural » (Editions MAME, 2019)

 

Quelle est la première image qui vous vient en tête quand on vous parle d’évangélisation ? Vous sentez-vous concerné par le mot « missionnaire » ? 

Ces mots nous semblent parfois bien éloignés de notre quotidien, et l’annonce de l’Evangile, réservées à quelques « élus » ou à d’autres époques… et pourtant, elle n’est pas un petit « bonus » de notre vie chrétienne, mais le cœur de notre vocation de baptisés ! 

C’est ce que cet enseignement, fondé sur les Ecritures et l’enseignement récent de l’Eglise sur la mission, nous invite à redécouvrir

 

Anne-France de Boissière

Directrice de la Formation, de la Transformation Pastorale et de l’Accompagnement des paroisses au sein de l’association Alpha France, Anne-France de Boissière conçoit et dirige des programmes de développement par le co-développement, la formation, le coaching et le mentoring.

Elle accompagne des paroisses dans leur démarche de revitalisation, la construction de leur vision et leur croissance. Elle aide des prêtres et pasteurs, des équipes de laïcs et des jeunes dans la connaissance de soi, l’élaboration de leurs objectifs de vie, leur leadership et le déploiement de leur dynamique interne.

Monseigneur Yves Le Saux, évêque du Mans

Intervenant lors des Rencontres 2020

Exhortation à la mission dans le monde rural

 

La raison d’être de l’Eglise, c’est la mission et l’évangélisation. La seule raison d’être de nos organisations ecclésiales, c’est de proposer et permettre à tous les hommes de rencontrer le Christ qui révèle l’amour du Père et nous rétablit dans la communion avec lui et entre nous.

L’Eglise dans le monde rural, elle aussi, se doit d’être avant tout missionnaire. Il est bon de regarder nos prédécesseurs dans la foi qui ont profondément marqué la vie sociale de nos villages, qui ont construit nos églises auxquelles nous restons souvent attachés.

Nos villages restent marqués par des racines chrétiennes mais nous ne vivons plus dans une chrétienté. Nous sommes passés en quelques années d’un monde où on avait une organisation de la vie collective dans laquelle l’Eglise jouait un rôle, à une absence parfois au nom d’une fausse compréhension de la laïcité. L’organisation des grandes étapes de la vie, baptême, communion, mariage, obsèques, formaient un tout et participaient à la fois à l’intégration sociale et à l’intégration à la vie ecclésiale.

Cette forme d’intégration à l’Eglise vécue comme un mouvement normal est devenue aujourd’hui un choix personnel. Une figure nouvelle de l’Eglise émerge peut-être beaucoup plus vivante, mais qui repose sur une expérience et une adhésion personnelle. On ne peut donc plus fonctionner comme il y a 30 ou 50 ans. 

Il ne s’agit pas d’organiser le service du religieux. Nous ne sommes pas le service public du religieux pour les personnes de tradition catholique. Mais nos paroisses sont à considérer comme de vastes territoires missionnaires et il ne s’agit pas d’abord d’assurer une couverture du territoire avec moins de moyens mais de susciter des communautés de chrétiens rayonnantes de charité, témoins du Christ, communauté de disciples missionnaires.

On nous demande encore de baptiser les petits (de moins en moins), de célébrer des mariages, et en tous cas, d’enterrer les morts. Comment permettre que ces demandes ambigües parfois deviennent des moments de rencontre avec le Christ ? Nous passons d’un modèle missionnaire qui partait du baptême des petits-enfants à un modèle qui est celui du catéchuménat adulte.

« Nous sommes appelés à cette nouvelle sortie missionnaire. Tout chrétien et toute communauté discerne quel est le chemin  le Seigneur propose. Mais nous sommes tous invités à accepter l’appel : sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Evangile. »

Il est donc nécessaire de prier ensemble l’Esprit-Saint, de ne pas avoir peur d’inventer de nouvelles formes, de nouvelles manières de proposer la rencontre personnelle avec le Christ pour que nos paroisses, nos communautés chrétiennes, soient comme le disait il y a plusieurs années, saint Jean XXIII, des fontaines au milieu du village.

« L’Eglise est comme une vieille fontaine du village qui a observé des générations pendant des siècles, les gens passent et la fontaine reste. La fontaine ne distingue pas entre les personnes sympathiques et les personnes antipathiques, entre les bons et les mauvais, entre les marginaux et les bien-pensants. Elle les accueille tous avec sa générosité proverbiale. Elle déverse son eau vive pour tous et son eau fraîche coule sans fin comme un cadeau précieux pour le pèlerin fatigué et assoiffé par la route. »

Monseigneur Habert, évêque de Séez

Monseigneur Habert invite tout le diocèse de Séez à mener une démarche « Disciple-Missionnaire, prends la route ! » afin de rencontrer le Christ et de l’annoncer à tous les âges de la vie. Retrouvez son appel pressant à l'annonce de l'Evangile ici

 

 

La vitalité de notre Eglise sur les territoires ruraux est une question que beaucoup de chrétiens portent avec enthousiasme et espérance.

Les Rencontres de Giel y participent à leur manière. Elles en sont à leur troisième session et les deux premières ont été un succès. Je remercie les organisateurs et j’encourage tous ceux que la question de l’évangélisation dans le monde rural intéresse à y participer.

Voilà une belle pierre apportée à ce bel édifice.